De l'expérimentation isolée à la standardisation mondiale : analyse de l'année charnière pour l'infrastructure des marchés de capitaux programmables.
L'année 2024 a marqué la fin de l'ère du "Proof of Concept" (PoC) pour la tokenisation institutionnelle. Le passage en production à grande échelle, porté par des initiatives comme les ECB DLT Trials et le BlackRock BUIDL fund, a validé la demande technologique et opérationnelle pour un règlement atomique (DvP) en monnaie banque centrale.
Le segment des Real World Assets (RWA) a connu une croissance exponentielle, portée par la numérisation des bons du Trésor US et des fonds monétaires. En 2025, nous observons une convergence avec les marchés de dette privée, où la programmabilité des intérêts automatisent des pans entiers de l'administration des titres.
Les fonds tokenisés ne se contentent plus de répliquer des actifs existants ; ils introduisent la transférabilité 24/7 et la composabilité avec le collatéral on-chain.
La vision du Unified Ledger de la BRI est devenue le socle des discussions au sein du G20. En 2025, le défi majeur est l'interopérabilité entre les CBDC de gros (wCBDC) et les dépôts bancaires tokenisés.
La France, via la Banque de France, maintient son avance stratégique en proposant des solutions de connectivité directe entre les RTGS traditionnels et les registres DLT.
L'entrée en vigueur complète de MiCA et la montée en puissance de DORA imposent un nouveau standard de rigueur. Les infrastructures de marché digitales doivent désormais prouver une résilience opérationnelle équivalente aux systèmes systémiques historiques.
Le rapport complet de 60 pages inclut des analyses détaillées par pays et des modélisations de risques spécifiques.
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